La vie du rail

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Que ne vous sentez-vous submerger d’une émotion grandissante à mesure que votre intuition vous le dit : la saga du BA13 reprend ! Chanceux que vous êtes. Et moi donc alors ! Je mesure, je coupe, je tronçonne, je meule, je positionne, j’assemble, je tâtonne, je peaufine, je fixe, je teste, j’éprouve, je m’esbaudis, me ravise, me ravis, m’interrompt. En un mot, je B-A-treizize. Le maître-mot : adaptabilité. Le mot me fait frémir, déformation professionnelle sans doute. L’adaptabilité, dans mon univers, c’est, dans un ascenseur seul avec une autre personne, péter bruyamment et réussir à faire croire à l’autre que c’est lui. C’est présenter un produit x, tout en pensant y, et réussir à faire comprendre z. Tout un art.

L’adaptabilité donc. Je m’adapte. Les gaînes électriques viendront du plafond. Soit. Le rail couïne, la perceuse fore, je titille la pastille et nous sommes sauvés. En voilà l’équation :   La pastille là   Le trou ici
Le rail monte et le montant raille   L’astuce du jour : préparer le montage du bloc-porte. Cela consiste à scier les ailettes du rail inférieur, de manière à pouvoir le remonter en angle droit en position verticale. C’est dans ces quelques centimètres que vient se glisser le montant habituel, sur lequel sera vissé le bloc-porte.

A présent, travaillons les fondamentaux

Certes, ça n’est que mon avis, mais préférez des vis autoperceuses à la pince à sertir. Cela offre un quadruple avantage : accessibilité d’abord (un peu), solidité de l’ensemble ensuite (un peu plus), démontabilité encore (un peu mieux), et simplicité enfin (surtout, notamment quand les assemblages se compliquent, autour des fenêtres par exemple).
Certains se plaignent parfois que la seconde couche percée se dérobe sous la pression de la vis (ailes des montants). Cela n’arrive pas avec une vitesse de rotation suffisante et des vis de qualité.

Qu’il me lance la Thermopierre

Murs 2 commentaires »

Thermopierre, c’est sous ce nouveau nom que le béton cellulaire est désormais connu. Drôle de manie d’ailleurs, Monomur, Thermopierre. En France, le thermopierre est fabriqué par Xella, connue ailleurs parfois sous le nom Ytong/Siporex. Certes, vous aurez du mal à briller avec ça dans les dîners mondains, j’en conviens, tablez plutôt sur le dernier Beckbeder, pour qui j’éprouve de nouveau de la sympathie à l’entendre – très bonne émission la Bande à Bonnaud – mais le voir en Bobo a quelquechose de crispant. Enfin.

Je vous en ai déjà parlé, de ce matériau atypique. Je comprends d’ailleurs que certains y soient réfractaires, tant l’aspect, la matière même, donne l’impression de fragilité. On est loin d’imaginer que certains construisent des maisons entières avec. Les qualités en deux mots : légèreté, robustesse globale, maléabilité, isolation. Sa structure poreuse laisse passer la vapeur d’eau, mais permet une isolation intégrée, qui représente le fantasme absolu du matériau porteur, mais isolant. C’est en outre un cadeau idéal si vous avez un ami castor.

Mon modeste mur m’impose la découpe d’un bloc au 4/5ème. La chose a été faite en 3 minutes, montre en main. Quelques coups d’égoïne bien ajustés, et voilà le travail. Oui, je sais, je sais, les blocs 3 et 4 à droite sont inversés. C’est pour vous faire tiquer. Ça vous avait échappé, avouez…

J’ai décidé de commencer sur un lit de mortier avec additif hydrofuge, pour être plus tranquille, même si je pourrais m’en passer je pense.

  Si vous avez un ami castor, offrez-lui du Siporex
  Le Siporex, en coupe

Bon, ben reste juste à monter les rangs au-dessus, et à fixer la fenêtre. Mais c’est une autre histoire. En attentdant, vous pouvez consulter le Guide de pose du Thermopierre.

Doigt à ressaut

Cloisonnage Pas de commentaires »

C’est la dernière nouvelle. Je me maaaarree ! Il semblerait que j’ai un doigt à ressaut. Ce n’est pas contagieux. Combiné à une inflammation, ça m’a même réveillé ce matin, doigt de con. Je connaissais les doigts de fée, les doigts dans le nez, les doigts tout court, mais les doigts à ressaut…

Faut dire que les cloisons existantes… la vache, ils avaient mis le paquet ! C’est à la fois réconfortant et frustrant : réconfortant de voir que l’existant n’est pas si mal que ça – et par extension et supposition le gros-oeuvre ; frustrant de devoir casser sans pouvoir conserver certaines choses. Un exemple : les cloisons ont été véritablement bien montées, renforcées aux jonctions par de larges tasseaux fixés de part et d’autre. Résultat : elles sont très rigides, solidaires. A ne pas confondre avex des bigotes, qui elles sont frigides et solitaires.

En tout cas impossible de conserver ne serait-ce qu’une seule épaisseur de BA13 : les plaques sont posées sur ce fameux agglo (là pour le coup, moyen…) au sol, et si je veux mettre le rail, l’agglo dégage, et la plaque avec… Mais revenons à mon doigt, si vous le permettez. Les arrachages successifs des morceaux de plaques récalcitrants et la tranchée du tout-à-l’égoût ont donc eu raison de mon ressort doigté. Je baisse, je baisse. T’inquiète, Ginette, on continue. Au fait, pour supprimer les cloisons : un bon coup de cutter au niveau des joints, et hop !

Cloison petit nippon   Maudite cloison alvéolée ! La cloison de séparation entre chambres et garage n’était pas si mal que ça, ne serait-ce ces boîtes à oeufs : BA13+carton+BA13+laine+BA13+carton+BA13, c’est costaud. Une fois désépaissi, ça donne un côté japonisant, non ? Si on laissait comme ça ?
Autre bonne surprise : les panneaux de laine de verre étaient maintenus par des meringues de MAP certainement, en tout cas une sorte de colle-plâtre très légère. Aucun n’était descendu. Du coup ça m’a donné l’astuce pour la laine que je vais mettre en place, et dont j’avais lu, comme inconvénient majeur avec le BA13, un glissement, voire tassement entre les plaques.   Mergingues murales
C’est fait, la chambre d’amis comme on dit fait journée cloison ouverte. C’est assez amusant, je me croirais dans un magasin de déco/meubles, devant une pièce expo. L’envers du décors. Au fond, le tableau électrique, qui devra migrer dans le dressing, et faire peau neuve. Dans les cloisons détruites, les câbles étaient distribués directement, sans fourreaux… Brrr.
Journée cloison ouverte pour la chambre   La chambre : vue d’artiste
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